Le ministre de l'Économie et de l'Industrie Nir Barkat a déposé ce mardi auprès du tribunal de district de Lod une plainte en diffamation de 12 millions de shekels contre Keshet 12 et le journaliste Omri Maniv, suite à ce qu'il qualifie de "reportage mensonger, négligent et diffamatoire" diffusé il y a environ deux semaines.
Le reportage accusait Nir Barkat de favoriser ses proches et de prendre ses décisions en fonction des intérêts des géants du marché israélien avec lesquels il entretiendrait des relations personnelles.
La plainte, déposée par l'avocat Amir Rosenberg, s'étend sur 25 pages et réfute point par point les allégations du reportage, démontrant selon les plaignants "une chaîne d'erreurs fondamentales, de distorsions factuelles et de fausses déclarations, réalisées en ignorant des informations essentielles et en s'écartant gravement des règles du journalisme et de l'éthique professionnelle".
Le ministre Barkat a réagi : "La plainte expose une trame de mensonges, une négligence grave et une malveillance délibérée de la part de la chaine 12. Il ne s'agit pas d'une erreur journalistique, mais d'une défaillance fondamentale et profonde qui entache le journalisme israélien."
L'avocat Amir Rosenberg a qualifié cette action de "plainte en diffamation sans précédent par son ampleur et sa gravité. Il s'agit certainement de l'un des cas les plus graves en Israël d'attaque médiatique obsessionnelle, systématique et persistante, comprenant une série de publications qui, avec une simple vérification journalistique accessible, auraient immédiatement révélé leur caractère mensonger."
La plainte identifie ce qu'elle appelle "trois mensonges centraux" :
1. Le reportage affirme que Barkat détient toujours des actions et est impliqué dans les activités de la société BRM et des entreprises dans lesquelles elle investit.
La réalité selon la plainte : Depuis 24 ans, Barkat est totalement déconnecté de l'entreprise. Il n'a jamais visité ses bureaux, ne connaît pas ses dirigeants, et ses actions ont été transférées à son frère Eli Barkat. Il ne détient d'actions dans aucune société, y compris celles dans lesquelles BRM a investi - et certainement pas dans la société privée "Dril".
2. Le reportage prétend que BRM a investi dans le site d'actualités "Push" pour acquérir une influence politique pour le ministre et comme canal de transfert de fonds via la publicité d'entreprises en échange de faveurs réglementaires.