Le président d'honneur de la Chambre de commerce Israël-France, Daniel Rouach, a présenté sa chronique ce lundi matin à 7h05 sur Radio J dans le 6-9 d'Ilana Ferhadian. C'est la question du jour : "Pourquoi les israéliens font-ils la fête lorsque de startups à très haut potentiel sont vendues à des firmes étrangères?" "En 2025, année marquée par la guerre et l’incertitude géopolitique, le marché technologique israélien des 'exits' (fusions-acquisitions et introductions en bourse) a enregistré l’une de ses meilleures années de la dernière décennie. La valeur des sorties technologiques israéliennes, y compris les fusions-acquisitions et les introductions en bourse, a bondi en 2025 de 340 % pour atteindre 58,8 milliards de dollars', a affirmé daniel Rouach. "L’écosystème israélien est réputé pour sa culture de 'l’exit' (cession d’entreprise) et sa capacité à innover, attirant des capitaux étrangers pour acquérir des technologies de pointe, surtout en IA et cybersécurité.
La 'culture de l’exit' en Israël désigne principalement le phénomène de vente massive et rapide des startups technologiques locales à des géants étrangers, générant des profits énormes (les 'exits').
Israël voit régulièrement ses jeunes entreprises tech, excellant en cybersécurité et IA, être rachetées par des géants mondiaux, comme l’illustre l’exit record de Wiz en 2025, avec des secteurs clés comme la défense (Elbit, IAI), les fintechs (Lemonade) et l’IA (Armis, Gong) générant des acquisitions majeures, montrant la forte intégration de cet écosystème dans le paysage tech international.
Un exit de startup est le moment où les fondateurs ou investisseurs vendent leurs parts pour concrétiser leur investissement, souvent via un rachat par une plus grande entreprise (M&A) ou une Introduction en Bourse (IPO), permettant de récupérer des gains et de réinvestir, marquant ainsi une étape clé de maturité et de succès pour l’entreprise.
Les stratégies d’exit visent à maximiser la valeur et peuvent inclure des rachats par des fondateurs, des ventes secondaires, ou des acquisitions stratégiques par des concurrents.
Armis, la société israélienne spécialisée dans la cybersécurité des appareils connectés (IoT) a été vendue pour 7,75 milliards de dollars en décembre 2025. Armis, fondée en 2015, a dévoilé le mois dernier un plan triennal visant à atteindre un milliard de dollars de revenus récurrents annuels après avoir franchi le cap des 300 millions de dollars en août."
Daniel Rouach a ajouté : "Israël connaît un nombre élevé 'd’exits' (sorties de startups par acquisition ou introduction en bourse), avec environ 160-170 par an, une tendance qui reste forte, atteignant des dizaines de milliards de dollars en valeur totale (comme 59 milliards en 2025, grâce notamment à Wiz). Bien que le nombre précis varie chaque année et par secteur (comme la deep tech ou la cybersécurité), l’écosystème israélien reste un leader mondial pour les sorties technologique.
Les Echos: 'Quel sera le prochain Waze ?' titraient les journaux israéliens, lorsque cette jeune pousse de cinq ans d’âge, née dans une proche banlieue de Tel-Aviv, a été vendue pour plus d’un milliard de dollars à Google.
'Qui sera le nouveau Mobileye ?' s’interrogeaient à nouveaux les commentateurs, quatre ans plus tard, lorsque ce spécialiste des solutions anticollisions pour les constructeurs auto, fondé en 1999 à Jérusalem, a été racheté pour 15 milliards de dollars par un autre géant américain, Intel.
Annoncés à quelques années d’intervalle, ces deux 'méga deals' ont été relayés par les médias et les pouvoirs publics de ce pays de 10 millions d’habitants sur un air de célébration nationale…
Preuve si besoin était que, dans l’Etat hébreu, il n’existe aucun tabou autour de la vente de pépites locales à des groupes étrangers."
La chronique complète et en audio de Daniel Rouach est à retrouver ici.
Gabriel Attal