Le président américain Donald Trump a reçu un avertissement de son état-major : les forces armées américaines ont besoin de davantage de temps pour préparer d'éventuelles frappes militaires contre l'Iran, rapporte ce dimanche le Telegraph britannique. Cette mise en garde intervient alors que le régime des ayatollahs fait face à une vague de manifestations d'une ampleur inédite et que la Maison Blanche envisage une intervention militaire directe.
Selon le quotidien britannique, plusieurs cibles ont été soumises au président américain, incluant des sites non militaires à Téhéran et des éléments de l'appareil sécuritaire responsable de la répression sanglante des manifestants. Toutefois, les hauts commandants américains dans la région ont insisté auprès de Washington sur la nécessité de « reconfigurer le déploiement des forces et de renforcer les défenses » avant toute opération, par crainte d'une contre-attaque iranienne.
Trump a menacé de « s'impliquer » dans le soulèvement qui ébranle le régime iranien, avertissant qu'il frapperait l'Iran « très durement, là où ça fait mal » si les forces de sécurité continuaient de tirer sur les manifestants.
Des responsables américains cités par le New York Times ont souligné que toute action militaire nécessiterait une réflexion approfondie afin d'éviter de renforcer paradoxalement le soutien populaire au régime de Téhéran.
Téhéran menace, Israël en état d'alerte
Le régime iranien a réagi fermement aux menaces américaines. Le président du Parlement iranien, Mohammad Baqer Qalibaf, a mis en garde la Maison Blanche contre toute « erreur d'appréciation » et déclaré qu'en cas d'attaque, Israël, ainsi que toutes les bases et navires américains, seraient des cibles légitimes. Le procureur général iranien a quant à lui menacé de considérer les manifestants comme des « ennemis de Dieu ».