La décision de suspendre la cérémonie de transfert de l’ambassade argentine à Jérusalem, prévue pour coïncider avec le jour de l’Indépendance d’Israël, a été confirmée par plusieurs médias israéliens, qui évoquent un « gel » de dernière minute sur fond de tensions diplomatiques. Selon la chaîne N12, cette décision est directement liée à la crispation autour du dossier des îles Malouines, un sujet de souveraineté extrêmement sensible en Argentine.
Au centre de la controverse figure un projet de forage pétrolier offshore mené par des sociétés dont Navitas Petroleum, d’origine israélienne, et Rockhopper Exploration, qui ont annoncé une décision finale d’investissement dans le champ Sea Lion, situé au large de l’archipel. Le projet prévoit une production estimée à plusieurs dizaines de milliers de barils par jour et des investissements de l’ordre de plusieurs milliards de dollars, ce que Buenos Aires considère comme une exploitation « unilatérale » dans une zone maritime disputée.
Dans un communiqué officiel publié en décembre, le ministère argentin des Affaires étrangères a dénoncé des activités menées « sans autorisation de l’Argentine » dans une zone qu’il considère comme faisant partie de son plateau continental, rappelant que toute exploitation dans ce secteur doit faire l’objet d’un accord bilatéral. La Chancellerie affirme également que ces forages contreviennent aux résolutions des Nations unies appelant à éviter toute modification unilatérale du statu quo dans les territoires en litige.
La presse argentine, notamment le Buenos Aires Herald, rapporte que le gouvernement envisage des mesures juridiques contre les entreprises impliquées si le projet se poursuit, tandis que des responsables politiques insistent sur le caractère « non négociable » de la souveraineté argentine sur les Malouines. Dans ce contexte, tout geste diplomatique perçu comme un alignement stratégique avec Israël devient politiquement délicat à Buenos Aires.
Ce gel intervient pourtant après plusieurs déclarations favorables au rapprochement avec Israël. Fin 2025, le président Javier Milei avait réaffirmé son intention d’ouvrir une ambassade à Jérusalem lors d’une prochaine visite, selon Ynet News. Mais l’implication d’une entreprise israélienne dans un dossier aussi sensible semble avoir changé la donne, conduisant les autorités argentines à privilégier la gestion de la crise autour des Malouines avant tout autre signal diplomatique.
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