Une manifestation en soutien au Hamas devant une synagogue du Queens a suscité une vague de condamnations vendredi, poussant le maire de New York, Zohran Mamdani, à franchir un cap rhétorique qu'il avait jusqu'ici évité : qualifier explicitement le Hamas d'organisation terroriste.
L'événement s'est déroulé devant un lieu de culte juif qui accueillait un événement de promotion immobilière dans plusieurs localités israéliennes dont Ma'ale Adumim, une implantation israélienne de Judée-Samarie. Les manifestants ont scandé « Intifada », « Mort à Tsahal » et « Nous soutenons le Hamas », provoquant l'intervention du maire sur place.
« Les propos tenus et les images que nous avons vues et entendues sont inacceptables et n'ont pas leur place dans notre ville », a déclaré Mamdani aux médias présents. Sur le réseau X, il a ensuite publié un message sans ambiguïté : « Comme je l'ai déjà dit, les appels au soutien d'une organisation terroriste n'ont pas leur place dans notre ville ».
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Cette formulation marque une rupture dans le discours de l'élu démocrate, qui avait jusqu'ici soigneusement évité d'employer le terme « organisation terroriste » pour désigner le Hamas. Bien qu'il ait condamné par le passé les « crimes de guerre » commis par le groupe palestinien et appelé à son désarmement, c'est la première fois qu'il utilise cette qualification explicite, répondant ainsi à des critiques persistantes depuis plus d'un an.
Les détracteurs de Mamdani lui reprochaient de minimiser la gravité du massacre du 7 octobre en refusant cette terminologie. Selon eux, l'élu démocrate nuançait systématiquement ses condamnations en les associant à l'« occupation » et à l'« apartheid » israéliens, créant une symétrie morale inappropriée entre agresseur et victime.
Le ministère israélien des Affaires étrangères l'avait même accusé d'être un « porte-parole de la propagande du Hamas », estimant que sa rhétorique reprenait le discours de l'organisation et banalisait la violence antijuive. Mamdani avait également été critiqué pour avoir initialement défendu l'expression « mondialisation de l'Intifada » avant de se rétracter sous la pression.