Né en Palestine mandataire il y a plus de neuf décennies, Yaacov Agam s’est imposé comme l’une des figures majeures de l’art moderne, en Israël, en France et à l’international. Pionnier de l’art cinétique et de l’Op Art, il a fait du mouvement, du changement et de l’interaction avec le spectateur le cœur de son œuvre.
Formé à l’Académie Bezalel de Tel-Aviv, puis auprès de Johannes Itten, théoricien de la couleur issu du Bauhaus, Agam s’installe à Paris à la fin des années 1940. Malgré des conditions de vie précaires, cette période marque pour lui un âge d’or créatif. Il fréquente Fernand Léger, Marc Chagall ou César, tout en refusant l’art figé : pour Agam, l’œuvre n’existe pleinement que par le déplacement du regard, faisant du spectateur un acteur à part entière.
Sa conception de l’art puise aussi dans une inspiration spirituelle profonde. Élevé dans le judaïsme par un père rabbin, Agam voit dans le mouvement une loi fondamentale de la vie : « tout est en devenir, rien n’est permanent ». Les couleurs de l’arc-en-ciel, symbole biblique d’alliance et de raffinement du monde, traversent ainsi une grande partie de son travail.
Ses premières expositions parisiennes, notamment à la galerie Craven, bouleversent la scène artistique. Les « Agamographes », œuvres changeant selon l’angle de vue, suscitent fascination et controverse. Très vite, institutions et collectionneurs s’y intéressent. Dans l’espace public, Agam marque durablement le paysage urbain, notamment avec la fontaine monumentale de La Défense, œuvre emblématique où l’eau, la couleur et le mouvement dialoguent au cœur du plus grand quartier d’affaires d’Europe.

Fontaine monumentale à la Défense
Dans les années 1970, Georges Pompidou lui confie la création du mythique Salon Agam pour l’Élysée, œuvre immersive totale aujourd’hui conservée au Centre Pompidou. À travers son parcours, Yaacov Agam défend une vision exigeante et poétique de l’art : apprendre à regarder, à voir avec l’âme. Un message qu’il transmet encore aujourd’hui, fidèle à sa conviction que « la seule langue universelle est le visuel ».

Le Salpn commandé par le couple Pompidou
Le prix lui sera remis à l’issue de la célébration du 78ᵉ anniversaire de l’indépendance de l’État d’Israël.
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