Le béton est partout, mais son coût environnemental est lourd : à lui seul, le ciment représente près de 8 % des émissions mondiales de CO₂. Face à cette réalité, des chercheurs israéliens proposent une solution aussi locale qu’innovante, née au cœur du désert.
Des équipes de l’Université hébraïque de Jérusalem et du Technion ont mis au point une brique fabriquée presque entièrement à partir de sel recyclé de la mer Morte. Chaque année, des millions de tonnes de sel s’y accumulent dans les bassins d’évaporation, sans usage réel, tout en modifiant dangereusement l’écosystème.
Sous la direction du professeur Danny Mendler, les chercheurs ont développé un procédé chimique permettant de compresser ce sel pour obtenir des briques dont la résistance se rapproche de celle du béton. L’enjeu n’est pas de remplacer totalement le ciment, mais d’en réduire l’usage, avec à la clé une baisse significative des émissions polluantes.