Un projet de coopération économique d’une ampleur inédite est en discussion entre les États-Unis, Israël et la Syrie. Selon le journaliste israélien Amit Segal, ce plan vise à transformer une large portion de la zone démilitarisée sur le plateau du Golan en un corridor économique conjoint.
La proposition américaine abandonne le cadre purement sécuritaire traditionnel pour intégrer des projets industriels et d’infrastructure civile. Elle prévoit notamment une centrale éolienne, un oléoduc, des centres de données, des usines pharmaceutiques et un complexe touristique incluant une station de ski, tout en maintenant l’intégralité de la zone en statut démilitarisé.
Pour la Syrie, exsangue après des années de guerre, le plan représente une augmentation potentielle de près de 4 milliards de dollars de PIB, soit environ 20 % de sa production actuelle, la création d’environ 15 000 emplois, une capacité électrique accrue de 800 mégawatts et une réduction de 40 % de sa dépendance aux importations de médicaments, selon les éléments rapportés par Amit Segal.
Du côté israélien, l’administration Trump pousse l’idée que ce projet pourrait réduire les coûts de déploiement militaire au nord en transformant la frontière en un espace de coopération économique dynamique. Cependant, l’asymétrie des gains potentiels rappelle d’autres arrangements historiques impliquant Israël, tels que l’accord de paix avec l’Égypte en 1979 où Le Caire a obtenu des concessions territoriales et économiques significatives.
Le modèle évoqué s’inspire de zones économiques transfrontalières comme celles observées en Europe, avec des régimes fiscaux spécifiques, des règles d’immigration assouplies, des mécanismes d’arbitrage et éventuellement des cadres monétaires partagés.