Le conseil des ministres de ce dimanche matin a été houleux lorsque le sujet du limogeage du ministre Ben Gvir exigé par la conseillère juridique est arrivé sur la table.
Plusieurs ministres ont pris la défense de Ben-Gvir. Le ministre Wasserlauf a déclaré : "Chaque fois que nous soulevons un sujet en discussion, la conseillère bloque et le parquet empêche. Maintenant ils veulent licencier le ministre Ben-Gvir. Ce n'est pas seulement contre lui, c'est contre nous tous."
Le secrétaire du gouvernement Fuchs a renchéri : "Il n'y a aucun précédent de limogeage d'un ministre sans acte d'accusation. C'est une rupture institutionnelle, c'est la fin de la démocratie !"
Ben-Gvir a accusé l'entourage de la conseillère juridique de tentative de chantage, affirmant qu'on lui aurait demandé de promouvoir l'officière Rinat Saban (impliquée dans l'enquête contre le Premier ministre dans le cadre des procès actuels) sous peine de limogeage.
L'adjoint de la conseillère juridique, Gil Limon, a réfuté ces allégations, pointant plutôt la politique menée par Ben-Gvir sur le Mont du Temple : "Nous avons protesté contre la politique sur le Mont du Temple. Le Premier ministre a dit qu'il ne changeait pas le statu quo, mais Ben-Gvir fait des modifications."
Netanyahou est alors intervenu : "Nous avons dit qu'il n'y a pas de changement du statu quo. Les modifications que Ben-Gvir apporte ne changent pas le statu quo et sont coordonnées avec moi."
Limon a affirmé que le ministre nuisait à l'indépendance de la police : "Ben-Gvir porte atteinte à l'indépendance de la police. Certes, aucun acte d'accusation n'a été déposé contre lui, mais c'est impossible dans ces conditions."
Il a cité un incident récent : "La nuit dernière, un citoyen a été abattu à Tarabin et le ministre Ben-Gvir n'a pas vérifié les faits, mais a immédiatement annoncé son soutien au policier. C'est une ingérence dans l'enquête, et ce n'est pas la première fois."
Le ministre des Finances Smotrich a ironisé : "Moi j'ai le droit et Ben-Gvir non ?" Le ministre Barkat a accusé Limon d'être celui qui "politise la police".