La mort d’un habitant bédouin lors d’une opération policière à Tarabin, dans la nuit de samedi à dimanche, a provoqué une vive colère au sein de la communauté bédouine du Néguev. Ses dirigeants tiennent le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, pour directement responsable de ce qu’ils qualifient de « meurtre ».
Selon la police, l’homme, Muhammad Hussein Tarabin, 28 ans, soupçonné d’être impliqué dans un homicide récent, a été neutralisé par des forces spéciales israéliennes appuyées par des gardes-frontières, après avoir, selon les autorités, mis en danger la vie des agents. Sa mort a été constatée peu après l’opération.
Les chefs et représentants de la communauté bédouine dénoncent toutefois une opération qu’ils estiment emblématique d’une politique de recours excessif à la force. Dans un communiqué commun, ils accusent Itamar Ben-Gvir de mener une stratégie « d’incitation à la violence » et de s’appuyer sur des unités qu’ils décrivent comme insuffisamment encadrées par la hiérarchie policière. Ils exigent sa destitution immédiate, la dissolution des forces créées sous l’égide du ministère de la Sécurité nationale, ainsi que l’ouverture d’une enquête indépendante sur les circonstances de la mort du jeune homme.
« Le sang des civils ne sera pas été versé en vain », affirment-ils, appelant à ce que tous les responsables soient traduits en justice.
Ces accusations interviennent dans un contexte de forte présence policière dans les localités bédouines du Néguev, et en particulier à Tarabin, où les forces de l’ordre ont été renforcées ces derniers jours à la demande du ministre. Ben-Gvir affirme vouloir enrayer la criminalité dans la région et a publiquement apporté son soutien aux policiers impliqués, estimant qu’ils agissent de manière appropriée dès lors que leur vie est menacée.
Dans un message adressé aux habitants, le ministre a défendu l’intensification des opérations, se félicitant d’une baisse de certaines formes de criminalité et annonçant une poursuite du déploiement sécuritaire, tout en évoquant la lutte contre les constructions illégales dans le Néguev.
Sur le terrain, la tension est montée d’un cran après l’opération, avec des émeutes signalées dans le village de Tarabin. Des responsables politiques arabes ont également dénoncé l’intervention policière et appelé l’opposition à se rendre sur place, accusant le gouvernement d’alimenter un climat de confrontation avec la population bédouine.
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