« L’arrivée a été très angoissante », confie-t-il. Après un passage par l’Éthiopie, le groupe a traversé une zone frontalière hostile. « Dans le village proche de la frontière, on voyait la haine dans les yeux du chauffeur. On a été arrêtés plusieurs fois, fouillés, contrôlés. C’était vraiment stressant. »
Mais une fois la frontière franchie, l’atmosphère a radicalement changé. « Dès qu’ils ont compris que nous étions Israéliens, tout s’est transformé. Les gens étaient émus, enthousiastes, ils voulaient se prendre en photo avec nous. »
À Hargeisa, la capitale, les visiteurs israéliens se sont retrouvés au cœur des célébrations organisées après l’annonce de la reconnaissance. « Des milliers de personnes se sont rassemblées. Ils dansaient, chantaient, filmaient. Et puis ils ont chanté avec nous Am Israël Haï. C’était incroyablement émouvant. »
Eli Kouvin raconte aussi des échanges spontanés avec les habitants, notamment autour de la guerre à Gaza. « Un homme m’a demandé pourquoi on disait qu’Israël voulait éliminer les Palestiniens. Je lui ai expliqué qu’il s’agissait d’une guerre contre le Hamas, d’une manipulation de l’information. Il m’a remercié. »