« Cette décision repousse la normalisation et isole davantage Israël dans la région », a déclaré un haut responsable de la famille royale saoudienne à la télévision israélienne, estimant que la politique menée par le Premier ministre Benyamin Netanyahu contribue à accentuer l’instabilité régionale. Selon lui, « le désir de Netanyahu de se maintenir au pouvoir aggrave encore les turbulences régionales »
Le responsable saoudien accuse le chef du gouvernement israélien de « créer de la confusion, tant au sein d’Israël que dans l’ensemble de la région », et de porter atteinte à la sécurité nationale de pays clés, notamment l’Égypte, qui partage des frontières maritimes sensibles avec l’Arabie saoudite en mer Rouge et à proximité du détroit stratégique de Bab el-Mandeb.
Il estime également que cette reconnaissance constitue un défi direct à l’ensemble du monde arabe et musulman, y compris à des États signataires des accords d’Abraham comme les Émirats arabes unis, Bahreïn, le Maroc et le Soudan, qui ne reconnaissent pas le Somaliland : « Il s’agit d’une reconnaissance de mouvements séparatistes et d’une atteinte grave à la stabilité régionale ».
Selon lui, la décision de Jérusalem fragilise la Somalie, membre de la Ligue arabe, dont les frontières sont reconnues par les Nations unies, Somaliland compris : « Netanyahou ignore une fois de plus de manière flagrante le droit international et les normes diplomatiques ».