Selon une source israélienne, si Washington ne parvient pas à conclure un accord avec Téhéran visant à freiner ce programme, une confrontation pourrait devenir inévitable : « Nous espérons que Trump réussira à obtenir un accord, mais Israël doit aussi se préparer à l’échec de cette option »,
À Téhéran, le message est clair : la production de missiles balistiques n’est pas négociable. Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères a récemment affirmé qu’il s’agissait d’un outil de « défense et de dissuasion », exclu de tout cadre de négociation.
Du point de vue israélien, l’ampleur du danger est majeure : « Un tir massif de missiles balistiques pourrait provoquer des dégâts comparables à ceux d’une petite bombe atomique. C’est une ligne rouge qu’Israël ne peut accepter ».
Des images satellites récentes montrent que l’Iran a entamé la reconstruction de sites de production de missiles endommagés lors de frappes israéliennes précédentes. Tout en affirmant que Téhéran n’a pas encore retrouvé l’ensemble de ses capacités d’avant-guerre. les experts estiment que si ces installations retrouvent leur pleine capacité, l’Iran pourrait produire « des centaines de missiles par mois.
Au sein de l’establishment sécuritaire israélien, l’analyse dominante est que l’Iran privilégie pour l’instant la consolidation de ses capacités – renforcement du renseignement, soutien accru au Hezbollah et aux Houthis – plutôt qu’une confrontation immédiate. Mais une mauvaise interprétation des signaux envoyés par Israël pourrait pousser Téhéran à agir de manière préventive.