L'armée de l'air israélienne met en place pour la première fois une « unité de participation et de contrôle des frontières » destinée à prévenir toute répétition des événements du 7 octobre. Cette initiative s'accompagne d'un engagement à maintenir au minimum 50 hélicoptères de combat opérationnels et d'une salle de contrôle fonctionnant 24 heures sur 24 pour garantir une intervention immédiate.
Une réponse aux échecs du 7 octobre
Tsahal modifie en profondeur son approche de la protection des frontières en créant cette unité inédite, qui n'existait pas avant l'attaque du Hamas. Cette mesure s'inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des enseignements tirés des enquêtes menées par l'armée de l'air suite aux défaillances constatées au début de la guerre.
L'objectif fixé est ambitieux : permettre aux aéronefs d'atteindre le lieu d'un incident en quelques minutes seulement, qu'il s'agisse d'un incident localisé ou d'une situation de grande ampleur. Pour y parvenir, le nombre de forces aériennes en alerte a été considérablement augmenté. On compte aujourd'hui deux fois plus d'hélicoptères de combat opérationnels qu'à la veille du conflit, trois fois plus de drones, ainsi qu'un important renforcement des avions de chasse par rapport au matin du 7 octobre.
La source militaire a également révélé qu'il avait été décidé de ne pas descendre en dessous du seuil d'environ 50 hélicoptères de combat opérationnels, alors qu'une réduction à une vingtaine d'appareils avait initialement été envisagée. Cette décision répond à une nécessité opérationnelle jugée indispensable pour assurer une défense efficace de l'ensemble des frontières.