Le Premier ministre Benyamin Netanyahou a tenu des propos particulièrement virulents lors de la réunion ministérielle de ce lundi, appelant à élargir le champ d'investigation sur les défaillances ayant conduit au massacre du 7 octobre bien au-delà du seul ministère de la Défense.
Dans une déclaration surprenante, le chef du gouvernement a notamment réclamé un examen des "protocoles de la Haute Cour qui nous ont conduits au 7 octobre", avant d'ajouter de manière inattendue : "Je dois moi aussi faire l'objet d'une enquête." Netanyahou a insisté sur la nécessité d'une investigation remontant plusieurs années en arrière pour identifier tous les facteurs responsables.
Le Premier ministre a ensuite haussé le ton : "J'ai ouvert des dossiers et mis au jour certains éléments ; ce qui sera révélé choquera l'opinion publique", sans toutefois préciser le contenu de ces découvertes. Il est allé jusqu'à déclarer : "Nous devons enquêter sur les personnes qui étaient en contact avec Sinwar", une allusion inhabituelle suggérant d'éventuels liens entre certains cercles israéliens et la direction du Hamas.
Une commission alternative à l'étude
Ces déclarations interviennent dans le cadre des discussions sur la création d'une commission d'enquête, proposée par le député du Likoud Ariel Kellner, que Netanyahu souhaite substituer à une commission d'enquête nationale classique. Le Comité ministériel législatif a approuvé lundi matin ce projet de loi, dont le vote en première lecture est prévu mercredi.
Selon le dispositif proposé, les membres de cette commission seraient nommés par la coalition et l'opposition, ou par le président de la Knesset en cas de désaccord. Particularité notable : c'est le gouvernement qui définirait les questions à examiner.