D’après ce document, les règlements nécessaires à l’autorisation officielle du service devraient être approuvés d’ici juin 2026, soit dans environ six mois. Trois mois plus tard, Uber pourrait commencer à opérer concrètement dans le pays. Au ministère des Transports, certains responsables souhaitent même raccourcir encore ces délais, notamment en raison de la proximité des élections, afin de présenter l’arrivée d’Uber comme une réalisation politique majeure.
Pour établir ce calendrier, le ministère s’est appuyé sur une société de conseil externe. Le rapport détaille non seulement les étapes réglementaires, mais aussi les conséquences économiques et sociales de l’entrée d’Uber sur le marché israélien.
La question sensible des chauffeurs de taxi
Sans surprise, l’arrivée annoncée d’Uber suscite une vive inquiétude chez les chauffeurs de taxi. Le rapport consacre un chapitre entier aux mécanismes de compensation envisagés pour ce secteur, avec un coût global estimé à 4 milliards de shekels pour l’économie israélienne.
Deux options principales sont proposées. La première permettrait aux chauffeurs de renoncer définitivement à leur licence de taxi dans un délai d’un an, en échange d’une indemnisation de 200 000 shekels. La seconde offrirait la possibilité de conserver la licence, moyennant une subvention unique de 50 000 shekels. Ces mesures visent à atténuer l’impact de l’ouverture du marché à un acteur international susceptible de bouleverser l’équilibre actuel du secteur.
Un feu vert politique déjà accordé