S’exprimant mardi soir à Jérusalem, le chef d’état-major de Tsahal, le général Eyal Zamir, a adressé un message sans ambiguïté aux communautés juives hors d’Israël. En réaction à l’attentat antisémite survenu à Sydney, il a affirmé que cette attaque relevait de la même haine idéologique que celle ayant conduit au massacre du 7 octobre en Israël.
Lors d’un événement marquant les 20 ans du programme « Adopt a Soldier » et de l’Association pour le bien-être des soldats d’Israël, le général Zamir a tenu à exprimer la solidarité d’Israël avec la diaspora juive. « Nos cœurs battent pour nos frères et sœurs de la diaspora, en particulier pour la communauté juive de Sydney », a-t-il déclaré, évoquant les victimes et les blessés de l’attaque.
Au-delà de l’émotion, le chef de Tsahal a livré une analyse stratégique. Selon lui, l’attentat de Sydney ne constitue pas un acte isolé, mais s’inscrit dans une dynamique globale de violence antisémite. « La même haine qui frappe les Israéliens frappe aujourd’hui les Juifs en Australie », a-t-il affirmé, élargissant le cadre à une offensive dirigée contre le peuple juif dans son ensemble, mais aussi contre les valeurs du monde occidental.
Eyal Zamir a également adressé un avertissement clair à la communauté internationale. Les pays qui refusent de combattre résolument les organisations terroristes radicales, y compris sur le terrain de la désinformation et de la propagande sur les réseaux sociaux, s’exposent, selon lui, à une extension de la menace. « Le terrorisme se propagera à d’autres lieux », a-t-il mis en garde.