Un rapport de référence, sans posture politique
Deux ans après l’attaque du 7 octobre 2023 contre l’État d’Israël, le Centre d’information et de connaissances a publié un rapport de synthèse intitulé « Deux ans après l’attaque du 7 octobre ». Il ne s’agit ni d’un rapport d’enquête ni d’une prise de position politique, mais d’un document de référence qui compile et croise des données officielles sur les conséquences civiles de la guerre, sur la période allant d’octobre 2023 à octobre 2025.
Le rapport repose sur des sources institutionnelles et reconnues, notamment les ministères, les autorités nationales, les caisses d’assurance maladie et des organismes spécialisés. Sa vocation est de fournir une photographie aussi précise que possible de l’impact humain, sanitaire et psychique du conflit.
Un bilan humain massif, principalement concentré au sud
Sur le plan humain, le document recense 1 981 personnes tuées depuis le début de la guerre. Ce chiffre inclut 999 soldats et membres des forces de sécurité, 900 civils israéliens et 82 ressortissants étrangers présents en Israël. La très grande majorité des décès, soit 1 727 personnes, est survenue sur le front sud, en particulier lors de l’attaque du 7 octobre et des combats qui ont immédiatement suivi.
Le rapport précise que ce décompte intègre également des cas indirectement liés à la guerre, tels que des décès survenus lors d’alertes — crises cardiaques ou accidents — ainsi que des Israéliens assassinés dans des attentats à l’étranger. Cette méthodologie explique certains écarts avec les chiffres strictement militaires publiés par Tsahal.
Des dizaines de milliers de blessés et un système de rééducation sous pression
Concernant les blessés, les données du ministère de la Santé, via le portail gouvernemental Olam HaData, font état de 30 158 personnes prises en charge par les hôpitaux et les caisses d’assurance maladie depuis octobre 2023, chiffres arrêtés au 30 octobre 2025. Ces données incluent l’ensemble des personnes blessées lors des combats, des attentats et des événements liés aux alertes.
À cette réalité s’ajoute une pression sans précédent sur le système de rééducation. Selon le Département de rééducation du ministère de la Défense, 19 700 nouveaux patients — principalement des soldats et des réservistes — ont été intégrés depuis le début de la guerre. Le nombre total de bénéficiaires suivis atteint désormais environ 81 700 personnes. Plus de la moitié d’entre elles présentent des atteintes psychiques, souvent associées à des blessures physiques.