Âgé de 53 ans, Mladenov est considéré comme l’un des diplomates les plus expérimentés sur le dossier israélo-palestinien. Entre 2015 et 2020, il a été l’un des rares médiateurs capables — parfois in extremis — d’empêcher une escalade militaire entre Israël et le Hamas. Aujourd’hui, il dirige l’Académie diplomatique des Émirats arabes unis à Abou Dhabi. Point rare dans la région : Israël et les Palestiniens lui accordent une véritable confiance. Au fil de ses années de médiation, Mladenov a su mener des négociations délicates, coordonner l’arrivée des fonds internationaux pour la reconstruction de Gaza, et garantir qu’ils ne seraient pas détournés vers l’infrastructure militaire du Hamas. L’organisation terroriste, elle aussi, se tournait souvent vers lui lors des poussées de tension, signe qu’il était perçu comme un interlocuteur crédible.
Mladenov n’a jamais hésité à critiquer ouvertement les deux camps. À la tribune du Conseil de sécurité, il dénonçait tour à tour l’usage excessif de la force par Israël, notamment lors de la mort d’enfants palestiniens, et les tirs de roquettes et provocations du Hamas le long de la frontière. Cette double franchise, souvent rare dans le système onusien, lui a valu un crédit précieux auprès des acteurs régionaux, malgré parfois l’irritation suscitée à Jérusalem.
Le diplomate entretient depuis les années 1990 une relation avec Avigdor Liberman, chef du parti Israel Betenou. Leurs chemins se sont croisés alors que l’un devenait ministre bulgare des Affaires étrangères et l’autre chef de la diplomatie israélienne. Il est également familier de nombreuses figures israéliennes, dont Isaac Herzog et Tzipi Livni. En parallèle, Mladenov a noué un canal de communication direct avec Ismaïl Haniyeh, l’ancien chef du Hamas, assassiné à Téhéran l’an dernier. Cette capacité unique à parler à tout le monde explique largement pourquoi son nom est aujourd’hui mis en avant par les équipes de Donald Trump - notamment Jared Kushner, qui l’appréciait déjà lors du premier mandat présidentiel.
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