Un déplacement particulièrement sensible, alors que la Chine considère Taïwan comme un territoire lui appartenant et exerce une pression constante pour empêcher toute reconnaissance diplomatique de l’île.
Israël, comme la majorité des pays, reconnaît officiellement Pékin et non Taipei. Les visites de responsables taïwanais dans des États qui ne reconnaissent pas l’île sont rares. Mais depuis le 7 octobre et face au soutien affiché par Taïwan à Israël, les relations se sont nettement resserrées.
Les sources interrogées par Reuters n’ont pas précisé les sujets abordés lors des discussions, ni si les deux parties ont évoqué le T-Dome, le nouveau système taïwanais de défense aérienne dévoilé en octobre et partiellement basé sur des technologies israéliennes.
Cette visite intervient alors que la Chine a vivement critiqué Israël la semaine dernière, après que Jérusalem a cosigné à l’ONU une déclaration dénonçant les violations des droits humains en Chine — une prise de position inhabituelle pour Israël. Pékin a accusé certains pays d’« ignorer les faits » et a défendu ses « avancées historiques » dans ce domaine.
Le ministère taïwanais des Affaires étrangères n’a pas confirmé la visite, mais a rappelé que Taipei et Israël « partagent les valeurs de liberté et de démocratie », et poursuivront leurs coopérations dans les domaines du commerce, de la technologie, de la culture et au-delà.
Wu, ancien représentant de Taïwan à Paris et figure de premier plan de la diplomatie taïwanaise, avait participé publiquement pour la dernière fois à la Conférence sur la sécurité de Berlin, le 19 novembre.