Le Moyen-Orient connaît une accélération technologique sans précédent : infrastructures cloud, supercalculateurs, campus spécialisés et partenariats avec les plus grands acteurs mondiaux de la tech. L’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et le Qatar multiplient les projets à plusieurs milliards de dollars pour devenir des hubs de premier plan dans l’intelligence artificielle.
Mais cette révolution ne peut être comprise sans mesurer le rôle central d’Israël, dont l’écosystème high-tech est l’un des plus avancés au monde. Avec près de 6 000 start-ups, une concentration exceptionnelle de centres de R&D internationaux et des universités classées parmi les meilleures dans la recherche en IA, Israël continue d’imposer sa marque dans le paysage global.
Si la région attire désormais les investisseurs internationaux, c’est aussi parce que certains acteurs influents — dont Ray Dalio, fondateur du fonds d’investissement Bridgewater Associates et l’un des investisseurs les plus écoutés au monde — décrivent un véritable “effet Silicon Valley” au cœur du Moyen-Orient. Selon lui, la combinaison unique de capitaux souverains massifs, de stabilité locale et de l’arrivée de talents mondiaux crée “une effervescence comparable à San Francisco”.
Israël apporte une dimension différente : la maturité technologique.
Les centres israéliens d’Intel, Nvidia, Google, Amazon et Microsoft produisent certains des travaux les plus avancés en IA, en cybersécurité et en semi-conducteurs. Cette année encore, plusieurs initiatives d’envergure ont consolidé sa position de leader régional :
• Nvidia a renforcé sa présence en Israël pour développer ses technologies d’accélération IA.
• Le Technion et l’Université de Tel-Aviv ont lancé de nouveaux laboratoires spécialisés en IA médicale, défense et énergie.
• Des startups comme AI21 Labs, Weka, Run:AI ou encore Lightricks se sont imposées sur des marchés mondiaux.
• Tsahal intègre de plus en plus d’outils d’IA avancée, stimulant la demande nationale en innovation appliquée.