L’Institut Arava, centre israélien de coopération environnementale réunissant Israéliens, Palestiniens et Jordaniens, joue depuis le début de la guerre un rôle majeur dans l’aide humanitaire à Gaza. Aux côtés de partenaires locaux, Arava contribue à la création de camps de déplacés, à la distribution de nourriture et à l’accès essentiel à l’eau et à l’assainissement.
Dans la zone d’Al-Mawasi et à Khan Younès, plusieurs camps ont été installés et ont accueilli jusqu’à 12 000 personnes. Lorsque les évacuations se sont intensifiées, deux terrains supplémentaires ont été aménagés en urgence, permettant d’abriter 280 familles. Sanitaires, douches, bâches contre les intempéries, acheminement d’eau potable : les équipes israéliennes et palestiniennes ont dû répondre à des besoins immédiats et massifs.
Un volet central de cette aide est l’introduction de technologies israéliennes comme WaterGen, capable de produire de l’eau potable à partir de l’air. Après des démarches complexes, quatre appareils ont pu entrer dans Gaza et seront installés dans un hôpital de campagne, où ils fourniront 100 % de l’eau potable. Quatre autres unités sont en attente d’autorisation.
La coopération n’a pas été simple. Au début de la guerre, le Hamas s’est opposé à toute intervention associée à Israël. Ashraf Al-Arjami, partenaire palestinien de l’Arava, l’a confirmé : « Ils n’étaient pas d’accord avec nous, mais ils ont fini par comprendre que les habitants avaient besoin d’aide. Alors ils nous ont laissé travailler. »