Le projet est piloté par l’Administration des frontières et de la division territoriale, l’Administration de l’ingénierie et de la construction du ministère de la Défense, en coordination avec le Commandement central de Tsahal. Parallèlement aux travaux sur le terrain, les autorités poursuivent la planification des segments suivants et l’élaboration du dispositif global de défense du front oriental.

Cette initiative s’inscrit au cœur de la nouvelle stratégie de sécurité nationale promue par le directeur général du ministère de la Défense, le général de réserve Amir Baram. Une nouvelle division territoriale a d’ailleurs été créée au sein de Tsahal pour assurer la sécurité de la vallée du Jourdain, des vallées intérieures et de la région de la mer Morte. Coût total du projet : environ 5,5 milliards de shekels. L’obstacle s’étendra sur près de 500 kilomètres, du sud du plateau du Golan jusqu’aux dunes de Samar, au nord d’Eilat. Il comprendra un dispositif multi-couches associant barrière physique, systèmes de détection, radars, caméras et moyens de communication avancés.
Le ministre de la Défense Israël Katz a affirmé que la construction de cet obstacle figurait parmi ses priorités dès son entrée en fonction : « Le nouvel obstacle renforcera les implantations le long de la frontière, réduira considérablement les trafics d’armes à destination des groupes terroristes en Judée-Samarie et portera un coup dur aux efforts de l’Iran et de ses supplétifs visant à établir un front oriental contre Israël »,