Les chiffres publiés ce lundi par le ministère israélien de la Défense mettent en lumière une réalité lourde et durable. Parmi l’ensemble des personnes suivies, 31 000 reçoivent un traitement pour des troubles de santé mentale, notamment des syndromes de stress post-traumatique. Depuis le début du conflit, la tendance s’est nettement accentuée : 58 % des nouveaux dossiers concernent des blessures psychiques. Le ministère indique recevoir environ 1 500 demandes par mois de reconnaissance officielle de troubles mentaux liés au service.
Selon les projections du ministère de la Défense, près de 100 000 blessés pourraient être suivis d’ici 2028, environ la moitié souffrant de troubles psychologiques. Face à cette perspective, les ministères de la Défense et des Finances ont mis en place un comité public chargé d’examiner l’élargissement des réponses apportées aux soldats et vétérans blessés, tant sur le plan médical que social.
Dans ce cadre, la Division de réhabilitation verra son budget augmenté de 53 %, pour atteindre 8,3 milliards de shekels. Près de la moitié de cette somme, soit 4,1 milliards de shekels, sera consacrée spécifiquement à la prise en charge des troubles de santé mentale.
Le ministère fait également état d’une hausse d’environ 50 % du recours à des thérapies alternatives, ainsi que d’une augmentation de 80 % des appels à la ligne d’assistance Nefesh Achat « Une seule âme », dédiée au soutien psychologique des soldats et vétérans.