A l'occasion de la journée d'hommage aux blessés de Tsahal, nous vous invitons à découvrir une institution spécifique du paysage israélien: le Beit Halo'hem, la maison du combattant. Géré par l'organisation des handicapés de Tsahal, ce havre de paix et de reconstruction pour les soldats gravement blessés au combat redonne un sens à leur vie après que tout espoir semblait perdu
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Une institution pionnière
C'est au lendemain de la guerre de Kippour, en 1974, que le Beit Halo'hem a ouvert ses portes. Le projet était déjà dans les tuyaux depuis plusieurs années. En 1966, une campagne de dons a été lancée afin de récolter les 3 millions de lires nécessaires à sa fondation. En février 1968 a eu lieu la pose de la première pierre du bâtiment à Tel Aviv.
Un projet visionnaire puisqu'après la guerre de Kippour, Israël a dû faire face à un nombre inédit de blessés.
Le Beit Halo'hem a permis à ces soldats devenus handicapés au beau milieu de leur vie de reprendre leur santé et leur destin en mains.
S'étendant sur une superficie bâtie de 10000 m² et entouré d'environ 2,3 hectares de pelouses et de massifs fleuris, le Beit Halo'hem conjugue rééducation, sport et accompagnement psychologique en partenariat avec la société civile.
Trois autres centres Beit Halo'hem ont vu le jour à Haïfa, Beer-Sheva et Jérusalem, avec un quatrième en projet à Ashdod. Chaque site propose une gamme de services adaptée : kinésithérapie, ergothérapie, psychothérapie, mais aussi des installations sportives de haut niveau – piscines, salles de musculation, terrains de basket, pistes d’athlétisme, etc.
Le sport comme outil de reconstruction
Au cœur de la philosophie de Beit Halo'hem se trouve la conviction que le sport est un moteur de résilience. "Ce n’est pas seulement une question de performance, mais de dignité retrouvée", explique David, ancien parachutiste blessé en opération, aujourd’hui entraîneur de natation au centre de Tel-Aviv.
Entre les murs de ces centres, les blessés de Tsahal plus anciens rencontrent ceux qui viennent tout juste d’entrer dans le monde complexe et difficile du handicap. Ces échanges permettent aux anciens de servir d’exemples vivants pour les nouveaux venus, prouvant qu’il est possible de faire face aux difficultés et, malgré les limitations, de reprendre une vie active et utile dans la société.
Pratiquer un sport adapté à son handicap prévient la détérioration de l'état de santé des blessés, maintient leur forme physique sur le long terme, et joue un rôle essentiel dans le processus de réhabilitation.