La Commission de la sécurité nationale de la Knesset doit se pencher aujourd’hui sur un rapport inédit du Centre de recherche et d’information de la Knesset (CRI), consacré aux méthodes d’exécution pratiquées aux États-Unis. Commandé dans le cadre de la proposition de loi de la députée Limor Livnat visant à instaurer la peine de mort pour les terroristes responsables d’assassinats, ce document technique éclaire un débat inflammable qui revient avec force depuis le 7 octobre.
Selon les premiers éléments rendus publics, le rapport analyse en détail l’injection létale, la chaise électrique, la chambre à gaz – une méthode encore prévue par la loi dans certains États américains mais aujourd’hui très rarement utilisée –, le peloton d’exécution et la pendaison. Les chercheurs examinent non seulement l’efficacité et la rapidité de chaque méthode, mais aussi les risques d’erreurs et le niveau de souffrance infligée. Certains protocoles américains, en particulier l’injection létale lorsqu’elle est mal administrée, peuvent provoquer une « souffrance physique significative », indique le document. Des cas ayant entraîné des agonies prolongées sont cités pour illustrer les controverses juridiques qui agitent plusieurs États américains.
Le rapport compare également ce cadre juridique avec celui d’Israël, où la peine capitale n’a été appliquée qu’une seule fois, contre Adolf Eichmann en 1962. Aujourd’hui encore, la loi israélienne ne l’autorise que dans des circonstances exceptionnelles : crimes nazis et trahison en temps de guerre. Pour Livnat et ses soutiens, il s’agit d’introduire une peine dissuasive contre les terroristes ayant assassiné des citoyens israéliens. Pour d’autres députés, ouvrir de nouveau la porte à la peine de mort risque d’alimenter les tensions et de placer Israël au cœur d’un débat international complexe.