Un sommet trilatéral qui s'inscrit dans le cadre d’un processus de réhabilitation des relations entre les trois pays, entamé après les excuses présentées par le Premier ministre Benyamin Netanyahou à la suite d’une frappe israélienne ratée à Doha. Il s’agit de la rencontre au plus haut niveau entre les trois parties depuis la signature de l’accord visant à mettre fin à la guerre à Gaza et elle intervient alors que l’administration Trump s’apprête à annoncer, dans les semaines à venir, le passage à la phase 2 de l’accord.
C'est le chef du Mossad, Dedi Barnea, qui mène la délégation israélienne aux côtés d’un haut responsable qatari et de l’émissaire spécial de la Maison-Blanche, Steve Witkoff.
Fin septembre, lors de la rencontre entre Benyamin Netanyahou et le président Donald Trump à la Maison-Blanche, le Premier ministre israélien a appelé le chef du gouvernement qatari, le cheikh Mohammed ben Abdelrahman Al-Thani, pour lui présenter des excuses officielles à la suite d’une opération israélienne contre des dirigeants du Hamas à Doha, au cours de laquelle un agent de sécurité qatari avait été tué. Au moment de cet échange téléphonique, le conseiller principal de l’émir du Qatar, Ali Al-Thawadi, en charge du dossier israélien au sein du gouvernement qatari, se trouvait également dans le Bureau ovale aux côtés de Netanyahou et de Trump. Ces excuses constituaient une exigence américaine, destinée à ramener le Qatar à un engagement total dans les efforts de médiation avec le Hamas concernant l’accord de cessation de la guerre à Gaza. Dans le cadre du règlement de la crise diplomatique, Netanyahou et le Premier ministre qatari ont accepté une proposition du président Trump visant à mettre en place un mécanisme trilatéral destiné à renforcer la coordination, améliorer la communication, traiter les griefs mutuels et consolider les efforts conjoints de prévention des menaces.