Noa Itiel, la plongeuse qui avait trouvé dans la mer le téléphone portable de l’ancienne procureure militaire en chef Yifat Tomer-Yerushalmi, exige aujourd’hui la récompense qui avait été offerte au public durant les recherches. Il y a trois semaines, elle s’était rendue sur la plage Hatzuk à Tel-Aviv, dans la zone où les forces de l’ordre cherchaient l’appareil, et avait trouvé un téléphone immergé. La police a ensuite confirmé qu’il s’agissait bien de l’appareil recherché.
Au lancement des recherches, plusieurs personnalités avaient promis des récompenses importantes à quiconque retrouverait le téléphone, dont Eitan Galaim, qui avait offert 100 000 shekels. Noa Itiel affirme cependant que, juste après sa découverte, des individus l’ont approchée pour lui demander de leur remettre l’appareil en échange de la récompense. Elle a refusé et a préféré appeler la police.
Une fois l’enquête enclenchée, sa demande de versement de la récompense a été rejetée, au motif qu’elle n’avait pas remis le téléphone directement aux personnes ayant lancé l’appel. Ses avocats ont alors adressé une mise en demeure à plusieurs d’entre elles, réclamant un total de plus de 250 000 shekels.
Dans leur courrier, les avocats s’appuient sur la loi israélienne sur les contrats, affirmant qu’une offre publique constitue un engagement légal dès lors que les conditions sont remplies. Ils rappellent la jurisprudence Kozli c. État d’Israël, qui reconnaît explicitement qu’une promesse de récompense engage juridiquement son auteur.