La flambée mondiale de rougeole inquiète l’Organisation mondiale de la santé, qui voit dans cette recrudescence le signe clair d’une baisse des taux de vaccination dans de nombreux pays. Selon l’OMS, cette dynamique pourrait annoncer le retour d’autres maladies graves pourtant évitables par la vaccination.
En Israël, les données du ministère de la Santé dressent un tableau préoccupant : plusieurs milliers de contaminations ont été recensées depuis le début de l’année et dix enfants sont décédés. L’organisation mondiale avertit que la hausse actuelle pourrait n’être que « le premier signal » d’un affaiblissement global de l’immunité collective.
La rougeole, maladie virale extrêmement contagieuse et dépourvue de traitement curatif, est devenue ces dernières années un indicateur majeur des failles dans les systèmes de vaccination. Il suffit, rappellent les experts, d’une légère baisse du taux de couverture pour déclencher une épidémie. Lorsque la proportion de vaccinés descend en dessous du seuil protecteur, la rougeole est généralement la première à réapparaître — un avertissement que d’autres maladies évitables, comme la diphtérie, la coqueluche ou la poliomyélite, pourraient suivre.
Les chiffres mondiaux de l’OMS pour 2024 témoignent de l’ampleur du phénomène : 12 millions de cas à travers le monde et plus de 50 pays confrontés à des épidémies importantes, y compris certains qui avaient déjà interrompu la transmission locale. La baisse du taux de vaccination compromet la capacité des systèmes de santé à contenir l’importation de cas venus de l’étranger.