Le général (rés) Amir Baram, directeur général du ministère israélien de la Défense, a inauguré ce lundi le deuxième Sommet international DefenseTech organisé conjointement par la Direction de la recherche et du développement de défense (DDR&D) et le Centre Blavatnik de cybersécurité de l'Université de Tel Aviv. Cette rencontre qui se déroule sur plusieurs jours met l'accent sur l'innovation technologique militaire issue des récents conflits.
"Israël, longtemps reconnu comme une 'Cyber Nation', s'est métamorphosé en véritable 'Defense-Tech Nation'", a affirmé le général Baram. Il a détaillé un ensemble d'innovations s'étendant désormais à l'ensemble des technologies de défense avancées : systèmes antimissiles, drones, guerre électronique, communications post-quantiques, dispositifs de renseignement, cyberdéfense et technologies spatiales.
Les chiffres témoignent de cette montée en puissance : pour la seule année 2024, le ministère a conclu 21 accords intergouvernementaux chiffrés en milliards de dollars et injecté 1,2 milliard de shekels dans l'écosystème des startups. Sur les 300 entreprises innovantes collaborant avec la DDR&D, plus de 130 ont participé directement aux opérations militaires récentes. Tel Aviv occupe désormais le troisième rang mondial des pôles de défense technologique.
Les géants israéliens de l'armement multiplient les contrats majeurs en Europe, Asie et Amérique du Nord, tandis que les PME du secteur signent individuellement des accords avoisinant les centaines de millions de dollars.
Sur le plan géopolitique, le directeur général n'a pas éludé les menaces persistantes : "Tous les fronts demeurent actifs. Nos adversaires tirent leurs leçons et se réorganisent". Il a cependant présenté cette période transitoire comme porteuse "d'opportunités stratégiques significatives pour ceux qui saisissent le moment".