Herzog pourrait exiger que Netanyahou reconnaisse les faits ou les infractions – même si, pour l’heure, aucune exigence de ce type n’a été posée. Un autre scénario possible : limiter dans le temps la carrière politique du Premier ministre, par exemple en annonçant une fin de mandat programmée, au terme de la prochaine législature ou à une échéance institutionnelle précise. Une option toutefois délicate, car une décision personnelle deviendrait une affaire nationale.
Ces dernières semaines, Herzog a laissé transparaître une attitude plus conciliante envers une éventuelle grâce. Il déclarait récemment : « 80 % des affaires pénales en Israël se terminent par un accord. Pourquoi, dans celle qui paralyse le pays, aucune entente n’est-elle possible ? »
Un détail frappe : la demande envoyée par Netanyahou ne contient ni aveu, ni remords, ni engagement de retrait, et le mot “grâce” n’y figure même pas. Il s’agit, en pratique, d’une demande de mettre fin au procès, sans contrepartie. Cette formulation ouvre cependant une marge de manœuvre au président, qui ne s’enferme plus dans l’exigence d’un retrait ou d’aveux.
Il ne s’agit que du début du processus. Des contacts pourraient même reprendre autour d’un éventuel accord de plaidoyer, cette fois sous l’égide du président.