La frustration monte en Israël face à la conduite du Hamas dans la localisation des deux derniers otages retenus à Gaza. Selon des sources israéliennes citées par N12, l'organisation terroristene déploie pas suffisamment d'efforts pour retrouver les corps.
Les sources israéliennes rapportent que les recherches menées par le Hamas ont complètement cessé ces deux derniers jours. Si des opérations ont été recensées jeudi dans le quartier de Zeitoun à Gaza, aucune activité n'a été enregistrée vendredi et samedi. Pour Israël, ce gel des recherches témoigne d'un manque de volonté manifeste du Hamas, alors que la localisation de ces deux otages constitue une condition préalable à la poursuite de la mise en oeuvre du plan Trump.
En réponse, Israël envisage de réimposer des sanctions contre l'organisation terroriste pour accroître la pression. Jérusalem a d'ores et déjà fait savoir aux médiateurs qu'ils devaient exiger du Hamas la reprise immédiate des recherches.
De son côté, le Hamas justifie ces difficultés par les conditions sur le terrain. Selon le journal saoudien Asharq Al-Awsat, l'organisation affirme que la localisation des deux corps "pourrait prendre beaucoup de temps" car leurs ravisseurs ont été éliminés et les dépouilles se trouvent dans deux zones dangereuses où Tsahal a longuement opéré et détruit de vastes secteurs.
Des sources au sein du Hamas et d'autres groupes terroristes indiquent que "la patience s'épuise face aux violations israéliennes", tout en reconnaissant leur incapacité à répondre militairement. Ces mêmes sources soulignent qu'un consensus existe pour éviter une reprise des hostilités, le prix d'une nouvelle guerre étant jugé trop élevé.
Parallèlement aux pressions diplomatiques, Israël poursuit ses opérations militaires sur le terrain. Tsahal concentre ses efforts sur le démantèlement des infrastructures souterraines dans la zone de la "Ligne jaune", des opérations qui seraient sur le point de s'achever. D'importantes activités se poursuivent également à Rafah, où se cache un vaste réseau de tunnels, ainsi que dans le nord de la bande de Gaza où retentissent quotidiennement des explosions liées aux opérations de déminage.