Vie politique

Les unions politiques ne changent rien à l’équilibre des blocs

C’est ce que révèlent les derniers sondages : quel que soit le commanditaire, même unis, aucun camp n’atteint les 61 sièges nécessaires sans les partis arabes, que la plupart refusent d’intégrer à une coalition.

2 minutes
28 novembre 2025

ParNathalie Sosna Ofir

Les unions politiques ne changent rien à l’équilibre des blocs
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Si l'on se réfère aux derniers sondages publiés, quel que soit le commanditaire, il ressort que les alliances entre partis, qu’elles soient issues de la coalition ou de l’opposition, ne modifient en rien la carte des blocs : même unis, aucun camp n’atteint les 61 sièges nécessaires sans les partis arabes, que la plupart refusent d’intégrer à une coalition.

Si les élections avaient lieu aujourd’hui et que toutes les formations se présentaient séparément, le Likoud arriverait en tête avec 28 sièges, suivi du parti de Naftali Bennett avec 20 sièges, puis de Yesh Atid avec 11 sièges. Dans ce scénario, la coalition totaliserait 52 sièges contre 57 pour l’opposition, tandis que les partis arabes franchissant le seuil électoral — Ra’am et Hadash-Ta’al — cumuleraient 11 sièges. Or, la quasi-totalité des partis, aussi bien dans la coalition que dans l’opposition, rejette la formation d’un gouvernement reposant sur des partis arabes, y compris Ra’am. Sans eux, aucun bloc n’a de voie réaliste vers une majorité.

Plusieurs leaders de l’opposition — Bennett, Avigdor Lieberman, Yaïr Lapid, Gadi Eisenkot et Benny Gantz — ont d’ailleurs affirmé qu’ils n’envisageraient une coalition avec Ra’am que si celle-ci n’était pas indispensable à la majorité de 61 sièges. Dans ces conditions, il n’a pas de sens d’additionner opposition et partis arabes dans un même bloc.

Mais même après des regroupements,– Otzma Yehudit avec Sionisme religieux, Bennett avec Eisenkot, Les Démocrates avec Yesh Atid, les trois partis arabes ensemble l’équilibre des blocs reste inchangé, et l’impasse politique demeure.