lancée par le ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben-Gvir pour « rétablir la gouvernance » dans une région rongée par les fusillades, le trafic d’armes et les gangs locaux. Sur le terrain, les forces de police ont procédé à des dizaines d’arrestations, saisi des fusils militaires M-16, des munitions, des véhicules volés et du matériel de contrebande. Barrages, contrôles renforcés, unités spéciales : c’est l’une des opérations les plus massives conduites dans le sud depuis des années.
Cette démonstration de force ne se déroule toutefois pas sans tensions. À Lakiya, où Ben-Gvir a été accueilli par des protestations, des représentants bédouins dénoncent un dispositif « brutal » qui entrave les déplacements et vise, selon eux, toute une population plutôt que les seuls criminels. Plusieurs maires arabes assurent ne pas avoir été consultés, alors que ce sont leurs communautés qui subissent la majorité des violences. Ils accusent le ministre de transformer la lutte contre la criminalité en opération politique et médiatique.