La Knesset a rejeté ce mercredi en première lecture la proposition de loi de la députée Pnina Tamano Shata (Bleu Blanc), qui visait à accorder une subvention exceptionnelle de quatre millions de shekels à chaque otage libéré et famille d'otage assassiné.
Le texte a été repoussé par 50 voix contre 40, malgré les appels pressants des familles concernées, dont certaines ont été contraintes de lancer des campagnes de financement participatif pour subvenir à leurs besoins de réhabilitation et de soins.
À l’issue du vote, la députée à l'origine a dénoncé un « abandon moral » : « La coalition a tourné le dos aux otages et aux familles des victimes. Elle a rejeté une proposition qui aurait dû restaurer un minimum de dignité pour ceux qui ont déjà vécu un enfer. Au lieu de leur offrir la sécurité économique dont ils ont besoin face aux traumatismes psychologiques et financiers, on les renvoie au financement participatif. Je continuerai de me battre pour qu’ils reçoivent l’aide qu’ils méritent. »
Plusieurs rescapés ont témoigné de la précarité dans laquelle ils se trouvent depuis leur libération. Raz et Ohad Ben-Ami, anciens captifs, ont déclaré à Israel Hayom : « Oui, l’État nous aide, mais pas assez. Qui peut imaginer ce que signifie être en captivité ? L’argent ne nous rendra pas ce que nous avons perdu, mais il peut nous permettre de repartir. Nous ne voulons pas passer nos vies à réclamer des compensations. »