Une enquête de l'Institut israélien de la démocratie révèle une profonde défiance de la population envers la police, sur fond de peur croissante de la criminalité et de polarisation politique. Seul un tiers des Israéliens fait pleinement confiance aux forces de l'ordre.
Près de la moitié des personnes interrogées (47%) déclarent avoir "peu confiance" dans la police, et 20% n'ont aucune confiance. La situation est particulièrement alarmante au sein de la population arabe : seulement 19% font preuve d'une grande confiance, contre 40% qui n'en ont aucune.
Les clivages politiques sont également frappants : seuls 6% des électeurs de gauche font pleinement confiance à la police, contre 27% au centre et 43,5% à droite.
Seuls 36% des citoyens estiment que la police est politiquement neutre, un chiffre bien inférieur à celui d'autres services de sécurité : 57% pour Tsahal, 56% pour le Mossad et 49% pour le Shin Bet. Trois quarts des sondés pensent que les décisions policières sont influencées par des pressions politiques plutôt que par des considérations professionnelles.
L'implication du ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben-Gvir dans les nominations et décisions opérationnelles suscite une forte désapprobation : la moitié des électeurs du Likoud estiment qu'elle nuit à la neutralité de la police.