La France a réagi à la frappe israélienne menée dimanche dans la banlieue sud de Beyrouth, fief du Hezbollah. Dans un communiqué, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères a exprimé la « préoccupation profonde » de Paris face à une attaque qui « augmente le risque d’escalade dans une réalité déjà marquée par des tensions ». Le ton choisi par le Quai d’Orsay, plus appuyé qu’à l’accoutumée, souligne l’inquiétude de Paris quant à la stabilité du Liban et à l’effet domino que pourrait provoquer une extension du conflit.
La France, qui suit de près la situation sur la frontière nord d’Israël depuis des mois, rappelle qu’elle a déjà critiqué « l’intensification des frappes israéliennes » dans le sud du Liban, notamment lorsqu’elles touchent des zones civiles. Paris insiste aussi sur la nécessité de préserver le cessez-le-feu obtenu le 27 novembre 2024 entre Israël et le Hezbollah, un accord que la diplomatie française considère comme fragile mais essentiel pour éviter un embrasement régional.