Le pape Léon XIV, élu en mai dernier, s’apprête à vivre son premier grand test sur la scène internationale. Son style posé et mesuré contraste fortement avec celui de son prédécesseur, le charismatique et impulsif François, décédé en avril. Ce parcours pontifical inédit nourrit de fortes attentes — et parfois des inquiétudes — quant à la manière dont il entend peser sur la scène géopolitique.
Au Liban, l’attente est palpable. Le pays, longtemps présenté comme un modèle de coexistence confessionnelle, a sombré depuis 2019 dans une succession de crises : effondrement économique massif, paupérisation généralisée, explosion meurtrière au port de Beyrouth en 2020 et, récemment, une nouvelle confrontation avec Israël. Une parole “franche” adressée à l’élite politique et des gestes “forts et concrets” sont attendus.
Le passage du pape inclura plusieurs moments symboliques : une messe en plein air pouvant rassembler jusqu’à 100 000 personnes, une prière sur le site de l’explosion du port, une rencontre avec les jeunes et une visite d’un hôpital psychiatrique géré par des sœurs franciscaines. Des affiches portant le slogan « Le Liban veut la paix » ont déjà été déployées sur les axes rénovés pour l’occasion.