Alors qu'un débat doit avoir lieu aujourd'hui à la Knesset sur la possibilité de permettre des visites de la Croix Rouge aux terroristes palestiniens emprisonnés en Israël, un document officiel détaille plusieurs préoccupations concernant une telle éventualité.
Le texte souligne qu'« en particulier durant cette période sensible, il existe des considérations sécuritaires et de renseignement exigeant une extrême prudence dans l'examen de l'entrée de représentants extérieurs, notamment d'une organisation internationale comme la Croix-Rouge, dans les centres de détention ».
La principale inquiétude exprimée est que « compte tenu des conditions existantes et du contact limité avec l'extérieur », tout contact entre les détenus et les membres de l'organisation « constituera une plateforme pour la transmission d'informations non contrôlées à l'intérieur et à l'extérieur des murs de la prison, permettant ainsi la reprise d'activités militaires vers le terrain ».
Le document affirme également que les prisonniers pourraient faire un « usage manipulateur » de la présence de la Croix-Rouge, « même sans leur connaissance ou conscience, afin de promouvoir des objectifs terroristes et/ou de transmettre des messages pour favoriser des activités nuisibles à l'intérieur et entre les prisons, voire à l'extérieur ».
Les services de renseignement estiment que « le simple fait qu'une organisation extérieure internationale comme la Croix-Rouge effectue une visite pourrait être interprété par les prisonniers sécuritaires comme une victoire psychologique, susciter un sentiment de légitimité pour entreprendre des actions de défi qui conduiraient à une agitation interne et externe, à des troubles de l'ordre importants, à des grèves de la faim et même à des incidents plus graves ».