Un haut responsable israélien a confirmé l’élimination d’Ali Tabatabaï, chef d’état-major du Hezbollah, tué plus tôt dans la journée lors d’une frappe de l’aviation israélienne dans le quartier de Dahiyeh à Beyrouth, lla première frappe israélienne au cœur du bastion chiite depuis sept mois.`

La réaction de Téhéran ne s’est pas fait attendre : cinq minutes à peine après la frappe, l’ambassade d’Iran à Beyrouth publiait un communiqué de condamnation. Et pour cause : pour l’Iran, Tabatabaï n’était pas seulement un haut commandant du Hezbollah, mais l’un des atouts stratégiques les plus précieux de tout l’axe pro-iranien. Pour Téhéran, la frappe israélienne n’a pas seulement visé le Hezbollah, mais aussi l’Iran lui-même.
Né d’un père iranien et d’une mère libanaise, titulaire de la nationalité iranienne, parlant le persan couramment, il incarnait un profil rare : une figure transfrontalière capable de circuler et d’opérer librement entre Beyrouth et Téhéran. En interne, il était parfois décrit comme « l’un des enfants de la maison » — un homme que les Gardiens de la Révolution considéraient comme leur propre cadre, et qui pouvait se rendre en Iran à tout moment.