Les violations répétées du cessez-le-feu par le Hamas entrainent des ripostes israéliennes et hier (samedi), des sources rapportaient que le Hamas avait déclaré à Steve Witkoff que de son point de vue, le cessez-le-feu n'était plus en vigueur.
Cette déclaration a été démentie par d'autres sources qui affirmaient que l'organisation terroriste se considérait toujours comme tenue par l'accord.
Selon la chaine israélienne Kan, en Israël on estime qu'effectivement malgré les violations, le Hamas ne mettra pas fin au cessez-le-feu. Cette prévision s'appuie sur le fait que l'organisation terroriste n'entreprend aucune démarche unilatérale significative et exige des médiateurs internationaux qu'ils s'assurent du respect de l'accord par la partie israélienne. ''Le Hamas est motivé pour atteindre la phase 2 de l'accord'', assure une source palestinienne.
Pour le gouvernement israélien, pas question de passer à cette phase, qui comprend la restauration de la Bande de Gaza sans que le Hamas n'ait été au préalable démilitarisé. C'est dans cette optique que la force internationale prévue par la résolution américaine votée à l'ONU la semaine dernière doit agir.
Cependant, c'est peut-être là que le bât blesse. En effet, pour l'heure on ne sait toujours pas quels sont les pays qui composeront cette force et surtout s'ils seront prêts à envoyer des soldats affronter le Hamas pour l'obliger à déposer les armes.
L'Azerbaïdjan, amie d'Israël, qui avait montré des velléités pour faire partie de cette force a déjà prévenu qu'aucun de ses hommes n'irait risquer sa vie pour cette cause.
Le cabinet de sécurité israélien a encore souligné lors de sa dernière réunion jeudi dernier qu'il était hors de question de laisser le Hamas armé. Le Premier ministre Netanyahou a assuré qu'en coordination avec les Etats-Unis, il a été convenu que si la force internationale échouait à désarmer le Hamas, Israël aurait les mains libres pour le faire.