La réunion du cabinet tenue hier à Jérusalem avait un point unique à l’ordre du jour : la gestion défaillante des Israéliens les plus vulnérables — soldats amputés, blessés graves, et anciens otages — confrontés à une bureaucratie jugée étouffante et humiliante.
Selon les informations rapportées par Avi Solomon et confirmées par plusieurs journalistes politiques (Kan 11, N12, Reshet Bet), le ministre de la Réhabilitation, Yoav Vasarloff, a alerté Benjamin Netanyahu en des termes inhabituels :
« Les combattants amputés et ceux souffrant de brûlures sont obligés de se battre contre la bureaucratie. Ils se sentent trahis. »
Ce constat ne concerne plus seulement les militaires.
Dans les dernières semaines, plusieurs anciens otages libérés de Gaza ont témoigné publiquement des mêmes difficultés : un manque de suivi, des démarches kafkaïennes et une prise en charge insuffisante.
L’un des témoignages les plus marquants est celui de Ram Breslavski, qui a décrit son sentiment d’être « abandonné » par les autorités dans un message devenu viral. Bien qu’il ait ensuite précisé avoir écrit sous le choc d’une crise d’angoisse, il a confirmé que l’accompagnement offert restait « très en-dessous » des besoins réels des rescapés du Hamas.
Pour les ministres présents, ces plaintes similaires — venant à la fois des blessés de guerre et des otages revenus du cauchemar des tunnels — indiquent un même dysfonctionnement systémique.
Selon les mêmes sources, la discussion a porté sur trois points jugés critiques :
• des délais beaucoup trop longs pour reconnaître les invalidités, y compris psychologiques,
• des démarches répétitives entre Défense, Bitouah Léoumi et centres médicaux,
• des retards importants dans l’adaptation des logements, l’accompagnement psychologique et le versement des allocations.