Le F-35 Lightning II est le projet-phare de l’industrie de défense américaine. Conçu par Lockheed Martin, c’est un chasseur furtif de cinquième génération, capable d’échapper aux radars tout en menant des frappes de précision. Sa signature radar minuscule et sa capacité à fusionner quantité de données en temps réel en font une arme redoutable dans n’importe quel théâtre d’opérations, et le meilleur chasseur au monde.
Au-delà de sa technologie, le F-35 incarne un système complet : capteurs avancés, guerre électronique, intelligence artificielle, liaison avec des drones, réseau militaire embarqué. Ce n’est plus un simple avion de combat : c’est une plateforme de domination aérienne.
Pourquoi tout le monde le veut ?
Trois raisons reviennent systématiquement : la furtivité — le F-35 peut pénétrer des zones très défendues sans être détecté, un avantage rare ; l’interopérabilité avec les forces américaines — acheter un F-35, c’est intégrer le réseau stratégique des États-Unis ; le prestige géopolitique — posséder le F-35, c’est entrer dans un club exclusif et afficher un alignement clair.
Aujourd’hui, un seul pays au Moyen-Orient dispose du F-35 : Israël. Tsahal a même développé sa propre version, le F-35I Adir, personnalisée pour répondre aux défis régionaux. Cette exclusivité confère à Israël une supériorité aérienne nette et incontestée. Washington s’est engagé par la loi à préserver cet avantage, inscrit dans la doctrine américaine depuis 2008. C’est précisément cette avance technologique qui complique l’idée de livrer des F-35 à l’Arabie saoudite.