Le dernier indice des prix immobiliers publié par le Bureau central des statistiques (CBS) confirme une tendance lourde : Israël enregistre son septième mois consécutif de baisse, mais c’est Tel Aviv qui encaisse le choc le plus violent. Selon l’analyse détaillée de Ynet et Mamon sur les transactions du troisième trimestre 2025, les valeurs dans la métropole financière reculent de manière spectaculaire.
Dans l’ensemble du pays, le prix moyen d’un appartement s’établit désormais à 2,21 millions de shekels, en baisse de 1,9 % par rapport au trimestre précédent. Mais à Tel Aviv, la correction est profonde : le prix moyen chute à 3,68 millions de shekels, soit une baisse de 13 % sur un an et 12 % seulement par rapport au trimestre précédent.
Ce sont surtout les grands appartements — 4,5 à 5 pièces — qui subissent la dégringolade la plus brutale : 5,18 millions de shekels en moyenne au T3 2025, contre 7,04 millions au T1. Une baisse vertigineuse de 26 %, jamais observée à un tel rythme dans le secteur. À l’inverse, les petites surfaces de 1 à 2 pièces continuent de s’apprécier, atteignant en moyenne 2,98 millions de shekels, un paradoxe illustrant un marché en recomposition.
Pour Ohad Danus, ancien président de la Chambre des évaluateurs immobiliers, cette chute s’explique aussi par un facteur technique : « Le CBS ne procède pas à des ajustements de qualité. Au troisième trimestre, on ne comptabilise que 18 transactions à Tel Aviv, contre 103 au premier trimestre. Dans ces conditions, quelques ventes atypiques peuvent déformer les moyennes. Mais le ralentissement massif dans les grands appartements est indéniable et tire les prix vers le bas. »