Pendant des années, certains camps de réfugiés en Judée-Samarie étaient devenus des sanctuaires pour les organisations terroristes : des zones densément peuplées, fermées, où les infrastructures armées s’étaient développées à l’abri des regards. Ces derniers mois, Tsahal a choisi d’y rétablir une présence ferme et continue, afin de neutraliser durablement les réseaux terroristes qui y opéraient.

Au centre de cette reconquête se trouve le bataillon de réserve du génie « Shovrei HaArazim » (5067), qui a passé trois mois au cœur du terrain, dans des secteurs réputés parmi les plus complexes. Son rôle : nettoyer, sécuriser et reprendre physiquement le contrôle de zones qui, pendant des années, avaient échappé à toute autorité israélienne.
« Nous parcourons chaque ruelle, chaque bâtiment, pour vérifier qu’aucune trace d’activité terroriste ne subsiste », explique le commandant du bataillon, le lieutenant-colonel (réserve) A’. Pour y parvenir, le terrain a été entièrement découpé en micro-secteurs, permettant un suivi précis de l’avancée : zones déjà nettoyées, secteurs encore sensibles, points où concentrer les efforts.
Cette méthode demande un équilibre constant entre missions défensives – tenir le terrain – et opérations offensives ciblées. Les soldats du génie opèrent en plein cœur de camps densément habités, dans un environnement où chaque déplacement exige vigilance et précision.
