Selon les premiers éléments rapportés par les médias israéliens, la famille se trouvait en vacances lorsque le drame s’est produit ce mercredi, vers 14h30, dans une mer particulièrement agitée. Le plus jeune fils de Sagi aurait été soudainement happé par un courant puissant près du rivage. Sans hésiter, le père s’est jeté à l’eau, a réussi à atteindre son enfant et à le ramener sain et sauf sur la plage. Mais en tentant de revenir lui-même vers la côte, il a de nouveau été pris dans un courant violent et des vagues hautes, a essayé de se diriger vers des rochers proches, puis a disparu sous un nouveau rouleau sous les yeux de témoins.
Depuis, un important dispositif de recherche a été déployé dans la zone de Chaloklum : drones, jet-skis, bateaux et hélicoptères mobilisés par la police thaïlandaise et les garde-côtes ratissent le secteur. Les opérations se déroulent dans des conditions particulièrement difficiles dans le golfe de Thaïlande, alors que les autorités locales avaient déjà mis en garde contre des courants forts et des vagues dangereuses dans les derniers jours. Chaque heure qui passe réduit les chances de retrouver Sagi en vie, soulignent des participants aux recherches.
Parallèlement, un véritable « hamal » (poste de commandement) israélien a été monté sur l’île, associant le responsable local de ‘Habad, des volontaires israéliens et la communauté des routards, en coordination étroite avec les autorités thaïlandaises. Sur les réseaux sociaux, des appels urgents à l’aide se multiplient : une Israélienne présente sur place a demandé des bénévoles supplémentaires pour participer aux recherches de nuit et à l’aube, ainsi que des lampes puissantes, batteries, serviettes et chaussures fermées pour les équipes fouillant les plages et les rochers. « Chaque heure est critique », insistent les organisateurs de ces recherches citoyennes, relayées dans de nombreux groupes d’Israéliens en Asie.