Cinq policiers des gardes-frontières ont été interpellés par la police des polices. Ils sont soupçonnés d'avoir fait entrer illégalement contre de l'argent des clandestins palestiniens sur le territoire israélien.
Lors de l'audience sur la prolongation de leur détention, la responsable de la division de la police des polices à Jérusalem, Me Noa Limor, a qualifié l'affaire de « très grave et d'une ampleur considérable ». Le tribunal a prolongé de huit jours la détention de l'ensemble des suspects.
Me Limor a précisé que « selon les accusations, les policiers se sont entendus avec des passeurs palestiniens et ont fait franchir illégalement plusieurs dizaines de personnes en situation irrégulière au checkpoint où ils étaient déployés. En échange, ils ont reçu des pots-de-vin et des avantages en nature. Il s'agit de sommes d'argent considérables ». L'un des membres des gardes-frontières a reconnu les faits qui lui sont reprochés et a expliqué qu'ils opéraient au sein de la compagnie orthodoxe ''Avnet'' selon un ''tarif'' fixe : 100 shekels par personne en situation irrégulière faisant l'objet d'un passage clandestin, pour un total d'environ 25000 shekels perçus sur l'ensemble de la période. Il a également révélé avoir vendu des grenades assourdissantes à des Palestiniens.