De nouvelles données communiquées par Tsahal et publiées par Ynet puis Arutz 7 permettent, pour la première fois, d’obtenir une vision complète de la mobilisation nationale depuis le début de la guerre.
Au niveau des chiffres absolus, l’image est nette : Tel Aviv arrive en tête avec 2,75 millions de jours de service de réserve en 2024, loin devant Jérusalem (1,781 million de jours) et Beer Sheva (1,041 million).
Ces données brutes placent les grandes métropoles au centre de l’effort national.
Mais une année plus tard, l’analyse affinée publiée par Arutz 7 relativise ce tableau. Lors de la guerre de Harvot Barzel, Tel Aviv a bien assuré 2 234 864 jours de réserve, mais rapporté à la population en âge de servir, cela représente 10,8 jours par personne — un chiffre significatif, mais largement dépassé par d’autres villes et surtout par des localités plus petites.
Parmi les 50 plus grandes villes, Modiin-Maccabim-Reut apparaît comme la plus mobilisée : 19 jours par habitant, soit près du double de Tel Aviv.
Elle est suivie par Givatayim, Nes Ziona, Beer Sheva, Rosh Ha’ayin, Kiryat Ono, Hod Hasharon, Ramat Gan, Tel Aviv, et Ramat Hasharon, qui complètent le top dix.
Deux facteurs expliquent ces écarts :
– un taux de participation aux unités combattantes ou de soutien beaucoup plus élevé dans certaines villes (57 % à Modiin, contre moins de 40 % à Tel Aviv) ;
– une préparation préalable au service militaire plus forte (mékhina, année de volontariat), deux fois plus fréquente à Modiin qu’à Tel Aviv.
Mais le constat le plus frappant vient des localités communautaires, en particulier en Judée-Samarie.
Ces villages et conseils locaux affichent des niveaux de mobilisation individuelle sans équivalent dans le pays :