À moins d’un an des élections prévues pour 2026, la députée Shelly Tal Meron s’impose comme l’une des voix les plus structurantes de l’opposition. Ancienne capitaine de l’armée de l’air, engagée en première première ligne sur le dossier des otages et des violences sexuelles commises par les terroristes du Hamas, elle a transformé ce combat en un axe politique majeur, national comme international. Un positionnement qui lui donne aujourd’hui un poids croissant dans le camp anti-Netanyahou.
Depuis les massacres du 7 octobre, Tal Meron alerte les chancelleries du monde entier sur les viols utilisés comme arme de guerre par les terroristes du Hamas. Malgré une centaine de courriers envoyés à des organisations de défense des droits des femmes, aucune réponse n’est revenue. « J’ai compris que si nous ne parlions pas pour ces femmes, personne ne le ferait », confie-t-elle. C’est dans ce contexte qu’elle a fondé, aux côtés d'Aurore Bergé, la Coalition mondiale contre les violences sexuelles comme arme de guerre, dont la seconde conférence s’est tenue ce mois-ci au Sénat français.
Sur le terrain diplomatique, la députée multiplie les interventions. À Londres, elle a exhorté les membres du Parlement britannique à adopter une ligne ferme contre le Hamas et à exiger, comme l’administration du président Donald Trump, la libération immédiate des otages. Elle n’a pas hésité à dénoncer la reconnaissance unilatérale d’un État palestinien par le Premier ministre britannique Keir Starmer, qualifiant cette décision de « faute historique » au lendemain d’un massacre. Pour elle, cette initiative est déconnectée de la réalité : un Hamas renforcé, une Autorité palestinienne affaiblie et une absence totale de structure de gouvernance viable à Gaza.