Avant son élection à la présidence de l'État, Itshak Herzog aurait exploré la possibilité d'accorder une grâce à Binyamin Netanyahou, et ce avant même le dépôt de l'acte d'accusation contre le Premier ministre.
Selon l'enquête du journal Haaretz, Herzog aurait même abordé cette question avec son prédécesseur Reuven Rivlin, mais le projet n'aurait jamais dépassé le stade d'une initiative confidentielle.
D'après des sources proches du dossier, Herzog, qui présidait alors l'Agence juive tout en préparant sa candidature à la présidence, considérait que le procès de Netanyahou constituait un événement profondément clivant qui pesait lourdement sur la société israélienne. Il estimait qu'une issue anticipée et négociée pourrait éviter une longue crise politique et sociale.
Certains observateurs avancent une autre hypothèse : Herzog aurait également cherché à établir des liens avec les hauts responsables du Likoud, conscient que leur soutien pourrait s'avérer déterminant dans sa course à la présidence.